Le Grappilleur n°85
Publié le 01.01.2012

Echos de la Baronnie

Voyage 2011

Trente-trois joyeux compagnes et compagnons furent du voyage en Côtes du Rhône cet automne ! Ils ne l’oublieront pas, tant les rebondissements en furent mémorables… Accueil et logement un brin surprenants tout d’abord puis diablement sympathiques, repas à surprises, dégustations fort diverses ! Tout cela par un temps doux et ensoleillé, que demander de plus ? Nous ne pouvons que vous recommander, notamment, le Château Farel (si vous n’êtes pas trop nombreux) à Comps, en chambres d’hôtes et, plus tard, un repas « qualité/prix » irréprochable au restaurant « Côté Sud » d’Uchaux, en remontant la vallée. Sympathique encore, « L’ancienne Gare » aux portes d’Uzès. La réception au domaine des Romarins à Domazan fut parfaite, comme leurs vins d’ailleurs. Quant au marché d’Uzès, il est pittoresque et… très grand !

Dégustation et chapitre d’automne

Le dernier week-end d’octobre a été une nouvelle fois le théâtre de nos deux manifestations. Deux cents dégustateurs ont apprécié une gamme de près de soixante vins. A remarquer que nos prix étaient en moyenne plus doux que les années précédentes, malgré une qualité présentée d’excellent niveau ! Nul ne s’en plaindra… Les invités  d’ »Ambiance Rhône Terroir », présentant des vins des Costières de Nîmes à la Côte Rôtie, nous ont charmé par leurs superbes vins ainsi que par la qualité de leurs explications ! Comme de coutume, ils furent accueillis par la Baronnie qui leur fit découvrir les vignobles du Lavaux. Des échanges toujours enrichissants décidément.

Le chapitre a vu l’intronisation de trois nouveaux chevaliers. Le repas servi par la brigade de Jean-Luc Vermorel, de « La Gare » à Cully, au demeurant chevalier de notre Baronnie, fut une nouvelle fois irréprochable et inventif, richement accompagné par les vins de nos vignerons invités. Nul n’aura regretté sa soirée et il en est même qui m’ont dit « se réjouir par avance du chapitre de printemps » ! Entre nous soit dit, il se déroulera à Oron le 5 mai, avec le chef Indermühle, magicien à Romainmôtier… Réjouissez-vous aussi !

Le Chancelier, Christian Gerber

Parole au rédacteur

Cet automne, j’avais prévu de célébrer mon anniversaire, un peu particulier, dans une partie de vallée du Rhône que j’apprécie beaucoup : la région du Mont Ventoux. Je vous propose dans ce numéro exceptionnellement « grand format » du Grappilleur, de vous présenter mon carnet de routes, routes entièrement parcourues à vélo, au milieu des vignes et des villages, autour du Géant de Provence.

Carnet de route au pays du Ventoux

Le Mont Ventoux, est un mythe, un monument, un rêve, pour tout cycliste, …mais c’est aussi un monstre qui vous écrasera à la moindre faiblesse. Ce fauve féroce, il ne faut pas l’affronter de face, ne pas  le regarder dans les yeux, ne pas le provoquer, mais le contourner, l’approcher doucement, l’apprivoiser, le respecter avant de l’affronter.

Les premiers tours de roue s’effectuent en plaine, les vignes sont mélangées avec les cultures maraîchères, les oliviers et les arbres fruitiers. Flassan, Mormoiron, Mazan sont les premiers villages traversés, maisons ocres avec des toits de tuile rouge au milieu d’un écrin de verdure. Je reprends la direction de Bédoin, en passant par St-Pierre de Vassol, Modène, de charmants petits villages fleuris, des constructions en pierre. Les vignes sont enracinées dans cette terre argileuse et caillouteuse, bien abritées par le Mont Ventoux qui les domine. L’arrivée à Bédoin est une vraie vision de carte postale, les vignes verdoyantes, une colline arborisée, et entre les cimes des cyprès se dresse l’imposante église qui domine les toits de tuile rouge. A l’entrée du village on trouve un superbe rond point tout en pierre avec une statue de cycliste grimpant le Ventoux, avec l’original en arrière plan. Histoire de nous rappeler que c’est un des points de départ de nombreux cyclistes pour se rendre au sommet ; au centre ville, les boutiques, les magasins de vélo et les restaurants ont bien ciblé cette activité touristique.

Mais déjà au loin se profilent les dentelles de Montmirail, le relief se fait plus vallonné, plus tourmenté, et pour visiter les villages de Caromb, Crillon-le-Brave ou Le Barroux, ça se mérite. En effet ils sont tous accrochés au sommet d’une colline ou d’un piton rocheux, avec le clocher de l’église, ou le donjon du château qui domine… il faut appuyer fort sur les pédales pour arriver en haut, mais la récompense est là. On découvre des villages plein de charme, des petites ruelles étroites, pentues, de belles bâtisses anciennes restaurées avec goût. A travers le dédale de maisons accolées les unes aux autres, on arrive sur de petites place de village ou s’écoule l’eau de fontaines originales. Dès que l’on prend un peu de hauteur, on a sous les yeux un paysage tellement pittoresque, la montagne au loin, les collines boisées, les coteaux plantés de vignes et d’oliviers, et les villages de pierres et de tuiles éparpillés jusqu’à l’horizon.

Après la montée, vient toujours la descente… direction Malaucène histoire de se rafraichir à la fontaine couverte et de croiser des cyclistes du monde entier. Puis Beaumont-du-Ventoux ou les vignes sont encaissées entre le pied du mont et ses contreforts, formant une petite vallée où, en cette fin septembre, le raisin de presse côtoie le raisin de table, les pruneaux et les figues. L’arrivée à Entrechaux par ce petit plateau luxuriant est magnifique. Les feuilles des cerisiers commencent à jaunir, les vignes sont verdoyantes, et dans ce ciel bleu se découpent au loin tout en haut de la colline, les ruines d’un vieux château avec en contrebas une église en pierre dans la pure architecture provençale. Direction Crestet, village tout en longueur en sommet de coteau, la tête dans la forêt, et les pieds dans les vignes. Encore une fois il faut grimper… mais quelle vue extraordinaire sur la plaine et un Mont Ventoux sous son plus beau profil. Un village pittoresque et plein de charme qui mérite d’être visité. Descente vers Vaison-la-Romaine, magnifique ville touristique, que l’histoire depuis les romains à nos jours, à façonnée, à marquée, embellie et blessée aussi… il suffit de traverser le pont en pierre et monter jusqu’au donjon par les petites ruelles pour s’en persuader. Arrivée en haut de la citadelle, on peut admirer une magnifique vue panoramique, sur les vignes et les massifs montagneux des alentours.

Quel contraste lorsque l’on quitte un lieu rempli de touristes pour s’engouffrer dans des gorges sauvages comme celle de l’Ouvèze ou du Toulourenc. Là nous sommes face à une beauté austère, avec ces petits villages repliés sur eux-mêmes, quelques parcelles cultivées au milieu des arbustes et de la caillasse…je ne peux m’empêcher d’imaginer la vie rude qu’ont dû avoir ces habitants dans le passé. Les lits des cours d’eau sont asséchés, cela renforce encore plus l’image sévère de cette vallée encaissée. Le Mont Ventoux est de plus en plus présent, dominant, impressionnant, maintenant la route remonte, la vallée s’ouvre, le panorama s’agrandit et l’on se retrouve face aux champs de lavande. Au détour d’un virage, entre deux arbres, je découvre le village d’Aurel, juché sur sa colline, avec ses maisons adossées aux remparts du château, et encore une fois une vue superbe sur les champs de lavande et la forêt de chêne du Ventoux. Ce paysage bucolique m’accompagnera jusqu’à Sault, un dernier coup d’œil à droite sur le massif du Ventoux, et je monte dans ce charmant village, histoire de faire une halte gourmande, d’acheter du miel de lavande et quelques tranches de nougat.

AOC Ventoux

L’histoire de ce vignoble est marquée, façonnée,  depuis des siècles par une succession d’hommes : gaulois, grecs, romains, provençaux, papes, rois empereurs, ecclésiastiques…

En 1939, un syndicat des vins du Ventoux est créé, afin de promouvoir les vins de la région. En 1953 les vins du Ventoux  deviennent alors Vin Délimité de Qualité Supérieure (VDQS),  puis  AOC Ventoux en 1973, récompense logique, du travail et de l’effort accompli  pour atteindre la qualité et la typicité de ces vins.

La zone d’appellation regroupe une cinquantaine de communes situées autour de Carpentras. La production annuelle est d’environ 250’000 hl/an répartie dans les trois couleurs, vins rouges (68%), vins rosés (28%), vins blancs (4%). 80% de la production est vinifiée par Les 15 caves coopératives, les 20% restant sont produits par les 125 caves particulières de la région.

L’encépagement des vins blancs est composé principalement de Bourboulenc, Clairette, Grenache blanche, Roussanne, et accessoirement de Marsanne, Vermentino et Viognier. Pour les vins rouges, les cépages principaux sont Carignan, Cinsault, Grenache noire, Mourvèdre, Syrah, associés parfois avec Marselan, Counoise, Piquepoul noir.

La composition du sol varie en fonction des coupes géologiques et de l’altitude. En plaine nous trouverons plutôt des sols sableux, argileux, calcaires, puis ensuite des sols plus caillouteux, de grès et de marne calcaire.

Je connaissais certes de nom l’appellation Ventoux, mais je dois avouer que je n’en avais pas souvent bu par le passé… leurs préférant souvent des appellations voisines plus prestigieuses. Et là j’ai découvert durant ce séjour des vins très agréables et plaisants. Si les vins d’entrée de gamme manquent parfois de complexité et de corps, les bouteilles plus élaborées réservent de belles surprises. Dès que les vignes prennent de l’altitude, sur des sols plus pauvres, avec des rendements limités, on peut trouver des vins très concentrés, charpentés avec une belle puissance aromatique. De « super flacons » sont proposés à des prix au producteur très souvent inférieurs à 10€, un rapport qualité prix très attractif.

Une particularité de l’appellation que j’ai découverte sur place, c’est la réglementation concernant l’irrigation des vignes dans la zone AOC. En France cette pratique est souvent déconseillée, voir interdite. Là, dans cette région, selon la géologie des sols de certaines communes, il est possible d’arroser des parcelles, mais le rendement de celles-ci devra être inférieur aux autres parcelles non irriguées ! Astucieux non ? Cela permet de limiter la production des ceps tout en garantissant une qualité de récolte et un confort de culture.

Coup de pédales

Après avoir tourné autour, et regardé le « Mont Chauve » sous tous ses angles… le moment est venu d’engager le combat face au Géant de Provence. C’est le jour J, il faut attaquer cette montée à vélo du Mont Ventoux, avec humilité mais aussi avec détermination, et une bonne préparation physique… la tête et les jambes sont prêtes.

Dès les premiers tours de roues, je quitte la plaine avec ses cultures, ses vergers, et ses vignobles. La route prend rapidement de l’altitude, et sillonne au milieu des champs de lavande, qui malheureusement ne sont pas en fleur en cette période de l’année. Petit à petit je les laisse derrière moi pour entrer dans la forêt de chênes, royaume des truffes, des sangliers et des chasseurs. C’est dans l’ombre, il fait presque froid, mais l’effort pour vaincre la pente me maintient en température, la montée est soutenue, mais pas encore trop violente.

Autour des 1000m d’altitude, les chênes disparaissent au profit des résineux, certains ont des pives grosses comme des noix de coco, je me dis : « heureusement que j’ai un casque sur la tête »..! Déjà une heure sur le vélo, les arbres se raréfient, et entre deux trouées j’aperçois pour la première fois l’émetteur au sommet du Ventoux, à la fois ça rassure de voir l’objectif à atteindre, mais en même temps il semble encore tellement loin.

Arrivée au Chalet Reynard, j’ai l’impression de rentrer dans un autre monde, d’un côté les touristes, les motards, les quads, les boutiques de souvenirs, et de l’autre côté une montagne blanche pelée, une route qui sillonne au milieu d’un désert de calcaire, des cyclistes qui semblent presque figés dessus… et la pente qui est quand même impressionnante.

Il reste 6km jusqu’au sommet, il faut trouver le rythme, passer en puissance tout en gardant des réserves, ne pas surestimer ses forces, et se préparer mentalement à souffrir et serrer les dents. sOn est seul pour faire avancer le vélo,  mais il y a toute une faune de personnages autour. D’abord les cyclistes de toute nationalités, de toutes régions, les maillots des clubs en témoignent. Des extra-terrestres qui avalent la pente comme des fous, d’autres qui souffrent pour juste avancer, pour essayer d’y arriver. Des VTT qui moulinent et font presque du sur place, des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, tous essayant d’arriver en haut. Et puis il y a les voitures balais qui accompagnent tout ce petit monde, faisant parfois un signe d’encouragement. Les touristes derrière les vitres de leurs cars, qui nous regardent ébahis. Quelques photographes professionnels qui nous tirent le portrait pour immortaliser cette ascension avec un petit mot d’encouragement et… un petit mot commercial.

Au fil de la montée des images mythiques se gravent dans ma tête, les inscriptions sur la route avec les noms des grands coureurs qui eux aussi sont passés par là… le mémorial Tom Simpson cycliste décédé lors du tour de France 1967, avec en guise de gerbes de fleurs, des bouquets de gourdes multicolores… le col des tempêtes avec en point de mire l’antenne. Les derniers mètres s’avalent tous seuls, je suis sur un nuage, je ne sens plus ni la fatigue, ni la douleur, ni le froid, ni le vent, ni les battements de mon cœur, car je sais maintenant que je vais réussir, la pente est monstrueuse, je fini en danseuse. Sommet Mont Ventoux 1912 m, … un grand moment de vélo, l’émotion est à son comble, à la hauteur du défi, je peux alors sortir de mon sac ma feuille « 50 ans à vélo au Mont Ventoux », et faire une photo pour immortaliser cet instant.

Coup de fourchettes & Coup de cœurs

Après tous ces efforts, un peu de réconfort. Là aussi on est gâté par cette généreuse région de la Vallée du Rhône aussi bien par la bonne chère que par la dive bouteille. Voici quelques associations mets et vins (que des AOC Ventoux) qui resteront aussi bien ancrées dans ma mémoire gustative.

Risotto d’épeautre de Sault aux ceps, accompagné d’un vin blanc Léonides 2009, du domaine Terres de Solence à Mazan (Grenache blanc, Rousanne, Clairette). Le crémeux du risotto se mariant parfaitement à l’attaque fraiche et fine du vin. Les senteurs de champignons du plat sont bien mises en valeur la boisson aux saveurs florales, de pommes et de coing. L’évolution du vin est complexe, chaleureuse, laissant en bouche une grande puissance aromatique.

Œuf minute à l’infusion de truffe noire du Ventoux. La encore devant un met aussi exubérant d’aromes, il fallait un vin blanc ayant du corps et de la puissance. Ce fut le cas avec ce « Caprice » 2009 du Domaine du Bon Remède à Mazan. Un nez très aromatique, une bouche ample et généreuse, des arômes de fruits blancs, vieux miel, foin, tabac blond qui se sont très bien associés à la truffe.

J’avais « Rendez vous le Chêne » du Domaine du Grand Jacquet à Mazan pour y déguster une brochette de gambas sur son risotto d’épeautre arrosé d’huile d’olive au basilic. Ce magnifique vin blanc 2009 (70% Grenache blanc, 30% Roussanne) aux arômes floraux, de fruits blancs à l’alcool et de poire, s’est très bien accordé à ce plat aux saveurs subtiles mais bien présentes. L’attaque en bouche est fraîche, fine et fruitée avec une évolution chaleureuse, qui a bien accompagné ce plat riche et savoureux.

Agneau de Provence rôti au thym et lavande fine de Sault. Que de saveurs provençales dans ce plat ! Et là il fallait un vin rouge prêt à relever le défi. Le Domaine Terrus, des Cave Lumière à Goult, a parfaitement rempli son rôle, avec des aromes de cassis, de pruneau et de mûres. Un vin rouge très fruité, charpenté, puissant et une finesse des tanins qui le rend très charmeur.

Andouillette gratinée au four avec oignons et figues. Plat de cochonnaille relevé avec en plus un coté douceur apporté par les oignons confits et la figue. Devant cette puissance, il fallait un géant, et ce fut « Gigantis », vin référence des Vignerons du Mont Ventoux. Sélection parcellaire de vieux grenache 50% et de syrah 50%, qui apporte de la puissance, de la structure, et une magnifique présence en bouche avec des arômes de myrtille, de mûres, de cassis.

Confit de canard en cocote, sur un lit d’écrasé de pommes de terre aux fines herbes fraiches et recouvert de quartiers de pomme rôties. Là encore c’est du lourd… heureusement qu’en face il y avait un costaud ! Terres de Truffes 2008, rouge de la Cave TerraVentoux à Mormoiron (Syrah, Grenache). Derrière l’attaque fraiche et fruitée se cache un vin corsé et viril, aussi bien au niveau structure, qu’aromatique, mélange de fruits noirs, de minéralités, et d’effluves empyreumatiques.

A la lecture de ces lignes, vous avez l’eau à la bouche… alors je vais vous donner les références de ces établissements, peut être qu’un jour, lors d’un voyage au pays du Ventoux, vous pourrez déguster vous aussi ces délicieux plats.

Le restaurant « Le Louvre », se trouve à Sault sur une petite place à deux pas de l’esplanade ombragée par de magnifiques platanes. Depuis là  une vue magnifique s’offre à vous sur les contreforts du Ventoux… je vous laisse imaginer par une belle fin de soirée d’automne un couché de soleil… boule de feux entre un ciel flamboyant et la silhouette sombre du Massif du Ventoux….

Perdu sur le plateau de Sault, au milieu d’une pinède, se cache l’hostellerie du Val de Sault et son restaurant « Le Regain ». Etablissement familiale, où l’on peut faire plaisir à son corps aussi bien par l’extérieur avec son Spa, que par l’intérieur avec les plats délicieusement cuisinés aux saveurs provençales.

En contrebas du magnifique château du Barroux, le long de la route bordée de platanes, se trouve le restaurant « Gajulea », entouré de géraniums posés sur des tonneaux. Une cuisine savoureuse, avec des produits du terroir, et la possibilité de déguster de belles bouteilles « Entre potes » dans l’établissement mitoyen soit au bar à vin, soit autour d’un plat dans la salle au décor très viticole.

Voici aussi d’autres références sympathiques découvertes lors de notre périple. L’ancien relais de poste d’Aurel a été transformé en restaurant : « Le relais du Mont Ventoux ». La salle est petite mais l’été une grande terrasse permet de manger face au géant de Provence. Cet établissement bien connu des cyclistes (posée sur le comptoir il y a une ardoise ou sont inscrits les temps qu’ont réalisé quelques cyclistes depuis Aurel jusqu’au sommet) et des randonneurs  est malheureusement très vite complet. Au milieu du village de Crillon le Brave, se trouve un magnifique établissement tout en pierre blanche. Oubliez  la plaque dorée relais et châteaux posée sur le mur et osez approcher du restaurant… « Le petit Crillon ». Vous y  trouverez une superbe terrasse ombragée, où il possible à midi de manger des plats locaux et originaux à un prix somme toute raisonnables vu le cadre.

Devinette

Quelle différence y a-t-il entre les côtes du Ventoux, et les coteaux du Ventoux ?.

Les côtes du Ventoux sont trois routes qui mènent au somment du mont Ventoux, et à vélo sont difficiles à monter.

Les coteaux du Ventoux sont des vins produits dans les trois couleurs, et un verre à la main sont faciles à descendre.

Ainsi parle le poète Pétrarque

« J’ai fait aujourd’hui l’ascension de la plus haute montagne de cette contrée que l’on nomme avec raison le Ventoux, guidé uniquement par le désir de voir la hauteur extraordinaire du lieu. Il y avait plusieurs années que je nourrissais ce projet, car, comme vous le savez, je vis dès mon enfance dans ces parages, grâce au destin qui bouleverse les choses humaines. Cette montagne, que l’on découvre au loin de toutes parts, est presque toujours devant les yeux. »

En vérité, l’illustre humaniste italien ne gravit jamais le Ventoux, mais le géant lui servait d’étalon dans sa méditation.

Diaporama

Si vous souhaitez poursuivre ce voyage en image, vous pouvez regarder les photos de mon périple sur le site internet de la baronnie.

Votre rédacteur
François Sannié francois.sannie@gmail.com
www.baronnie-suisse.ch