06.09.2026
Maux de tête, est-ce le vin ?
Le vin va souvent de pair avec la convivialité,
le plaisir et les beaux moments épicuriens mais il
y a une réalité à laquelle on ne peut échapper :
l’alcool… et c’est la cause principale du mal de
tête.
Le vin va souvent de pair avec la convivialité,
le plaisir et les beaux moments épicuriens mais il
y a une réalité à laquelle on ne peut échapper :
l’alcool… et c’est la cause principale du mal de
tête.
En se dégradant dans l’organisme, l’éthanol
produit de l’acétaldéhyde que le corps doit éliminer.
Cela passe par le foie et cela s’accompagne
généralement d’une déshydratation
progressive, principale cause des céphalées. La
dilatation des vaisseaux sanguins contribue à la
sensation de douleur.
Qu’importe le flacon, qu’importe comment il
est dégusté, la quantité et la rapidité d’ingestion
entraîne des maux de tête.
La tendance est souvent d’accuser les sulfites.
Bien que présents dans l’immense majorité
des vins, blancs, rosés et rouges confondus,
leur responsabilité dans les maux de tête est
limitée. Si ces sulfites peuvent provoquer des
réactions respiratoires chez certaines personnes
particulièrement sensibles, il a clairement été
établi qu’ils ne sont pas l’origine première des
céphalées. D’autres composants du vin peuvent
cependant être reconnus comme des coupables
potentiels.
Les histamines, que l’on retrouve principalement
dans le vin rouge, peuvent affecter les
consommateurs sensibles. Les tanins, qui sont
une composante structurelle du vin, peuvent
créer des sensations inconfortables. Pour finir,
les vins à fort degré d’alcool ou vinifiés sur des
raisins très mûrs ont tendance à amplifier les
ressentis du lendemain.
La composition du vin est un élément clé des
maux de tête mais le principal « coupable » reste
la manière de consommer. Boire à jeun, enchaîner
les verres à bon rythme, oublier de boire de
l’eau va déclencher mécaniquement le risque
de maux de tête.
Boire du vin en mangeant, en l’accompagnant
d’une quantité pour le moins égale d’eau,
et, tant se faire que peut, respecter un rythme de
consommation modéré… voici les facteurs permettant
de limiter considérablement les effets
secondaires indésirables.
Il faut évidemment tenir compte des capacités
de chaque individu : tolérance à l’alcool,
fatigue, niveau de stress, métabolisme, autant
de facteurs qui expliquent pourquoi une
consommation identique chez plusieurs individus
produits des effets différents.
Non, les vins rouges ne provoquent pas de
maux de tête à tous les coups. Les vins jeunes,
corsés et aux tannins peu fondus, contenant
d’avantage d’histamines, peuvent être plus
impactants. Les vins blancs, plus avare en histamines
et en tanins, pourraient potentiellement
être mieux tolérés. Toutefois, l’alcool reste le
facteur commun aux deux couleurs et peuvent
provoquer les mêmes symptômes en fonction
de la quantité absorbée et le taux de déshydratation.
Le mal de tête survient potentiellement à tout
moment selon les personnes et les conditions
de consommation. Si certains individus peuvent
ressentir les premiers symptômes durant la
consommation elle-même, pour beaucoup, les
moments pénibles et douloureux apparaissent
le lendemain – le fameux « lendemain de hier ».
Le déclencheur est souvent la déshydratation
qui s’installe progressivement durant le sommeil.
Boire de l’eau pendant et après la dégustation
est donc essentiel pour réduire ou éviter
les désagréments.
Thierry Assaf
Dans le même numéro ()
Le Domaine Charvin a été fondé en 1851 et Laurent, à la tête du domaine depuis trente-six ans, représente la sixième génération, tout en préparant la relève avec sa fille. Le domaine s’étend sur huit ha en Châteauneuf-du-Pape et treize en Côtes du Rhône. Son vignoble bénéficie principalement de sols sablonneux et argilo-calcaires, ponctués en surface de galets roulés caractéristiques de l’appellation Châteauneuf-du-Pape.
Voilà bien une expression que tout le monde
utilise, ou pour le moins connait, depuis ses premières
dégustations de vin. La majorité d’entre
nous retire de cette expression qu’il faudrait
impérativement servir et boire le vin blanc avant
le vin rouge.
Notre ami Christian Angéloz nous conduit
de sa main assurée jusqu’en Provence pour
le voyage des Côtes du Rhône 2026.
Résumer en quelques lignes la vie intense
de Marie-Christine relève de la gageure…
Son parcours professionnel occupe une place
très importante et en éclipse quelque peu les
moments plus personnels et intimes.
Imaginez une salle à manger en plein air, une
longue tablée accueillante, des produits provençaux
- caillettes, flan de courgettes, saucisson
de sanglier, des cagettes d’abricots fondants -
comment ne pas se sentir à l’aise dans ce coin
de paradis ?