Le Grappilleur n°119 (2/4)

2019, d’excellentes surprises après un printemps pourri

Si la Suisse cherche des solutions pour gérer ses excédents, il n’en est pas de même en France. Selon les estimations du ministère de l’agriculture, la production de vin française serait l’une des plus faibles de ces cinq dernières années, avec une baisse de 14% en 2019.

En cause, une météo trop contrastée entre les épisodes de gel du printemps et la canicule de l’été. Seule une région devrait voir sa production augmenter en volume: le sud-est de la France. Mais dans l’ensemble, les vignerons gardent le sourire: 2019 sera un «super millésime» dans toutes les régions.

Dans les Côtes-du-Rhône, le fruit des vendanges 2019 est de quelque 2,7 millions d’hectolitres, selon Inter Rhône, l’interprofession de la région, soit un niveau supérieur à celui de 2017 et presque équivalent à celui de 2018 avec 2,764 millions d’hectolitres produits. Au vu de ces chiffres, les professionnels rhodaniens s’estiment chanceux.

Au-dessus de Valence, dans la partie septentrionale du vignoble, le bilan est contrasté. Si les crus Condrieu et CôteRôtie se prévalent d’une belle récolte et les Saint-Joseph, Cornas et Hermitage de quantité proches de 2018, l’appellation Crozes-Hermitage, la plus volumique, est déficitaire. En cause, l’épisode de grêle qui a frappé ce vignoble en juin dernier.

Autres appellations en retrait, les Costières-de-Nîmes, qui ont souffert de la canicule, ainsi que Grignan-lesAdhémar. Les vins du Ventoux présentent pour leur part une récolte similaire à celle de l’an passé (245 000 hl) et ceux du Luberon un niveau de production supérieur de 2% par rapport à l’an passé. Clairette de Die et appellations du Diois annoncent également des prévisions en augmentation.

Pour le reste, les vignerons méridionaux ont le sourire avec de belles quantités et de la qualité après deux années 2017 et 2018 difficiles pour beaucoup.


Rédaction
Thierry Assaf, Commandeur
Mariana Vallo Docampo, Chevalier